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Parvenu à la Présidence
de la République en 1848, il prêta serment de fidélité à la
Constitution. Mais trois ans plus tard, par le coup d'État du 2 décembre
1851, l'Assemblée nationale fut dissoute. L'année suivante, il devint
Empereur des Français.
Le 27 septembre, Napoléon
III s'embarqua à
Marseille pour gagner Toulon par la mer, sur le plus grand vaisseau de
guerre de l'époque, propulsé à la fois par la voile et la vapeur. Il
s'agit d'un
bateau de guerre armé de 94 canons et de 26 obusiers, servi par un équipage
de 1200 hommes, accompagné des vapeurs Reine
Hortense, Prony, Éclaireur
et Berthollet.
Le Cap Sicié fut doublé dans
l'après-midi. Une division navale se rendit au-devant du cortège présidentiel.
L'arrivée à Toulon fut marquée par les acclamations des foules venues
de toute la région, les salves d'honneur tirées de toute la côte et
de tous les vaisseaux de l'Escadre. Des fêtes, des revues, des bals,
des joutes furent organisés à Toulon, La Seyne et les environs.
Le 28 septembre, selon un
programme méticuleusement établi, le Prince Président accompagné par
les généraux Le
Vaillant, de
Goyen, de Montebello, du Colonel
Directeur du Génie Militaire de Toulon, fit à cheval plusieurs
excursions sur notre terroir et exprima son vif désir de visiter les
lieux où son oncle illustre, le jeune Bonaparte
alors âgé de 24 ans s'était ouvert le chemin de la gloire.
Il tint à connaître les
sites historiques de la colline
Caire, des Forts
de Balaguier et de l'Éguillette.
Il se fit expliquer dans le
moindre détail les péripéties de la reprise de Toulon, les positions
choisies par le jeune capitaine d'artillerie pour obtenir le maximum
d'efficacité au combat. Il visita le champ de bataille avec émotion et
s'y recueillit dans un sentiment de fierté et de reconnaissance à l'égard
de celui qui devait devenir l'un des plus grands stratèges de tous les
temps.
Ce retour vers le passé
glorieux explique la véritable raison de la venue à La Seyne de Napoléon
III.
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