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Le cap Sicié : un patrimoine historique
Les historiens situent ce chemin à l'extrémité de l'ancien camping municipal, là où seul subsiste un puits. La pompe actionnée par un long bras métallique fut longtemps visible. Hélas ! Elle a aujourd'hui disparu. De là, par un raidillon que nos anciens avaient baptisé "bagno camiso" (on mouille sa chemise), le sentier tortueux serpentait vers ce qu'on appelait l'aire des Masc (sorciers). De cette étape, où le marcheur reprenait son souffle, on atteignait par un chemin rocailleux difficilement praticable, le point culminant de cet incomparable belvédère, que couronnent la chapelle de Notre Dame de Bonne Garde ainsi que la ruine de la Tour de Guet. On y voyait, tout le mois de mai durant ainsi qu'à l'occasion de certaines mariales, de longues files de pèlerins s'acheminant vers ce sanctuaire, qui fut érigé en 1625. D'autre sentiers se sont joints par la suite, en provenance de Cachou, des Barelles ainsi que du Brusc par le vallon de Roumagnan. Du côté opposé, deux autres chemins, partis de Fabrègas donnaient accès au Cap Sicié et au Peyras avec prolongement sur la crête qui vit un jour, l'érection d'un sémaphore, au début du XIXe siècle. De ce sommet, on peut deux fois par an, les 10 février et les 31 octobre au coucher du soleil apercevoir la silhouette du Canigou de 2785 m de haut et de distance de 300 km à vol d'oiseau de la chapelle de Notre-Dame de la Garde, se découpant sur le disque solaire. |
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