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Du 16e au
19e siècle, le destin de La Seyne est lié à celui de la pêche
et des activités maritimes qui y sont associées : construction navale,
charpente, corderie, navigation et négoce..., mais les hommes qui
travaillent au large mènent le plus souvent une double activité de
pêcheurs et de paysans.
Dans les études statistiques du Var datées du 19e siècle, La
Seyne est répertorié comme un terroir agricole avec des chantiers. Là où
se dressent depuis l'après-guerre barres et tours d'immeubles, s'étendaient
à perte de vue champs de tomates et choux fleurs. La production agricole
est alors une des ressources essentielles de la commune.
Le 18e siècle est marqué par le commerce avec les Antilles
tandis que se constituent des lignées familiales de cordiers, navigants
ou constructeurs, dont le nom parle encore aujourd'hui : les Estienne,
Tortel, Nicolet, Curet ou Verlaque.
En 1802, la commune compte 6 ports et se dote d'une prud'homie. En 1842,
360 pêcheurs sont recensés mais il sont encore le plus souvent de
paysans-pêcheurs qui mènent une double activité sur terre et sur mer.
L'arrivée en force des pêcheurs italiens, génois pur la plupart, est
synonyme de nouvelles techniques telles la palanque.
Mais bientôt le ralentissement s'amorce. Au milieu du 19e siècle,
la naissance des Forges et Chantiers de la Méditerranée modifie le
paysage de La Seyne dont le cœur battra pendant quelque 130 ans au rythme
de ses chantiers. En 1881, la Préfecture du
Var crée la Chambre Syndicale des ouvriers charpentiers en bois et fer.
Bientôt la Bourse du Travail sera créée. Jusqu'à la fin des
années quatre-vingts, l'histoire s'écrit à la porte des chantiers pour
des milliers de seynois.
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