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Tamaris : une architecture nouvelle est née

L’effervescence économique liée aux chantiers se double bientôt d’une effervescence touristique sous l’impulsion d’un homme : Michel Pacha, Directeur des phares de l’empire ottoman, qui tombe sous le charme de la baie du Lazaret.

Déjà en 1861, l’écrivain George Sand avait immortalisé la corniche à qui elle avait consacré « Tamaris ». Mais avec Michel Pacha, Tamaris devient une véritable station balnéaire réputée qui attire des clients du monde entier.

A partir de 1860, il achète des terrains agricoles marécageux qu’il va peu à peu combler et construire. Au total, 60 ha seront bientôt lotis de villas luxueuses, d’un grand hôtel, d’un château et de trois casinos.

Poètes, peintres, artistes, hommes politiques s’y pressent. La liste est longue des personnalités qui séjourneront à Tamaris et dont le nom reste à jamais attaché à un lieu: Auguste Renoir, les frères Lumière (villa « L’Orientale »), Gustave Eiffel qui offre à sa mère la villa « Beau Site » , Camille Saint-Saëns (villa La Provençale), plus tard Jean Cocteau (villa Blanche près de Balaguier).

- 1880 et 1889 : la station Tamaris est née. Puis la station des Sablettes est aménagée. Elle se voit dotée d’un grand hôtel, d’un casino et d’un embarcadère. l

1.      1884 : aménagement de la corniche de Tamaris

2.      1898 : fondation du laboratoire de biologie et de physiologie maritime sur la corniche de Tamaris (Institut Michel Pacha).

3.      20e siècle : un ensemble de villas néo-régionales et néo-classiques est construit au début du 20e siècle. Le quartier possède sa poste et un port bordé d’une palmeraie. La gare de la Seyne devient Gare de La Seyne-Tamaris. Trois bateaux desservent Tamaris et Les Sablettes depuis Toulon.

4.      1917 : la guerre marque le déclin de Tamaris.

Aujourd’hui, le château du Manteau et deux casinos ont disparu. Mais 52 constructions demeurent. Parmi lesquelles 44 villas, l’Institut Michel Pacha (station maritime de l’Université de Lyon), deux hôtels (notamment le Grand Hôtel), la villa de la Comtesse de Pierredon (Grande Maison de Tamaris), la Poste, une chapelle, le casino néo-mauresque totalement restauré. Sur l’ensemble, 32 bâtisses ont une architecture remarquable

La palmeraie subsiste également à l’intérieur du jardin botanique de l’ancien Château (Port Tamaris). Des essences rares y sont conservées. Un kiosque vient d’y être rénové avec le soutien de la Conservation Nationale des Monuments Historiques. Rocailles, puits, verrières, gloriettes complètent ce paysage à nul autre pareil sur la côte provençale.