Retour


Sur le pont transbordeur

Les enfants s'accrochaient au pont lorsqu'il remontait et plongeaient dans le port d'une hauteur de 3 à 4 mètres. 

Or un jour un enfant eut peur de sauter ce qui obligea le technicien chargé d'actionner le pont à le redescendre afin que l'enfant apeuré ne se fasse pas mal.

Le pont resta bloqué en position basse durant plusieurs jours empêchant les navettes faisant la liaison entre La Seyne et Toulon d'entrer et de sortir du port.

On a du faire venir une grosse grue du chantier pour transporter les bateaux par dessus le pont. 

Source : Le Filet du Pêcheur - La Seyne Ancienne et Moderne 


Sur le lestage

Le lestage des navires devait assurer une bonne stabilité maritime et plusieurs matériaux différents étaient utilisés dans ce but (sable, pierres et pierres de fer de l'île du levant, pavé, terre, sel, fer et fonte).
Mais charger du leste ne pouvait se faire sans autorisation. Au XIXème siècle, sur les 350 kilomètres de côte varoise, seule la plage de l'Île de Cros (commune de Bandol) restait ouverte au lestage des navires. 

Un arrêté en date du 03 juin 1854 en réglementait l'usage. Les bateaux en partance de Bandol ou y arrivant pour y commercer pouvaient charger le leste leur étant nécessaire à condition bien sûr d'être munis d'une permission délivrée par le maître du port. Hors de ce cadre toute prise de leste était illégale. Les contrevenants étaient sanctionnés par l'administration, même si la prise de leste avait pour but le sauvetage ou pour éviter une catastrophe maritime.

Le patron du Jupiter, un certain Monsieur Sales, l'apprit à ses dépends. Sa tartane fut prise dans la tempête du Faire du Lest à la plage du Fond du Golfe (commune de Grimaud). Il eut beau se justifier auprès du conseiller de préfecture. Rien ne lui fut épargné : ni l'amende ni les frais de procédure.