 |
|

|
Les Chantiers
|
|
Bien que
l'histoire de "
La Seyne sur Mer " soit riche et déjà ancienne, il apparaît,
aujourd'hui, qu'elle est étroitement liée à l'histoire des chantiers
navals. C'est à la fin du XVIe siècle que le port de
"
La Sagnio" voit le jour et que l'on
commence à parler de la construction navale à petite échelle. Bon
nombre de navires, vaisseaux, embarcations en tout genre verront le
jour dans la rade, et la vie des chantiers se poursuivra jusqu'en
1988.
|
| 1669 |
La
forêt de Janas devient, par ordonnance de Colbert, le principal lieu
de ressource en bois pour la construction des bateaux. Comme beaucoup
d'autres à cette époque, elle sera sacrifiée sans état d'âme.
L'essor des chantiers se poursuivra avec polacres, tartanes, pinques,
brigantins, galiotes et goélettes. Durant les deux siècles qui
suivront de nombreux métiers liés aux nouveaux chantiers apparaîtront
à la Seyne, notamment les charpentiers de marine, les tonneliers,
voiliers, gréeurs, cordiers et calfats, etc.
Le destin de la commune est dès lors scellé.
|
| 1691 |
Aménagement
d'un port de pêche et de commerce et naissance des premiers chantiers
de construction navale en bois.
|
| 1720 |
Afin
d'accueillir des navires de fort tonnage, le port sera récuré en
profondeur.
|
| 1790 |
La
Seyne compte 5035 habitants et devient le premier port de Provence
pour la construction navale devant Marseille.
|
| 1793 |
La
flotte anglo-espagnole épaulée par les royalistes et une partie de la
population locale envahissent la rade de Toulon et en renforcent les défenses.
Une redoute sera construite sur la colline de Caire (à
l'emplacement actuel du Fort Napoléon). Cette redoute ou Grande
Redoute, Mulgrave ou petit Gibraltar pour les français, sera reprise
par l'armée républicaine menée par Napoléon dans la nuit du 16 au
17 décembre. En plaçant ses canons sur les hauteurs de la ville,
Napoléon chassera les envahisseurs hors de la rade et reprendra la
ville.
|
| 1835 |
Les
chantiers Mathieu et Lombard sont le premiers à se lancer dans la
construction de grandes coques métalliques.
|
| 1856 |
Les
Forges et Chantiers de la Méditerranée sont créés par Armand Béhic,
soutenu et encouragé par Napoléon III, d'où sortiront notamment les
dragues destinées à la construction du canal de Suez, les premiers
sous- marins de pêche aux éponges, et bon nombre de navires
marchands honorant des commandes d'armateurs privés, ainsi que des l'États
français ou russe.
|
| 1861
- 1889 |
C'est
à cette époque que La Seyne connaîtra son âge d'or et qu'elle se
placera à la pointe de la technologie navale. Les commandes affluent
du monde entier et toutes sortes de navires seront lancées, entraînant de
surcroît une ère de prospérité notoire.
Les marines militaires, françaises évidement, mais aussi étrangères (
russes, brésiliennes, égyptiennes ou italiennes etc.), les flottes
marchandes, le canal de Suez etc. doivent beaucoup au savoir-faire
et au travail des entreprises locales. Ces sociétés recrutent leurs ouvriers à
la fois parmi la population méridionale, mais aussi parmi d'autres
communautés affluant d'autres régions et surtout parmi
les émigrants transalpins cherchant à bénéficier de cette manne de
travail. En 1906, sur 5000 ouvriers travaillant sur le
site des chantiers, 1450 sont italiens.
Sur les 1944 lancements que connurent les chantiers entre 1846 et 1985
certains, plus prestigieux, attireront d'importantes personnalités,
parmi lesquelles le frère du Tzar de Russie ou Sadi Carnot, Président
de la République française pour le lancement du cuirassé "Jauréguiberry"
en 1893.
|
| 1872 |
Première
grève aux chantiers varois. Les ouvriers travaillant de 10 à 12
heures par jour réclament de meilleurs salaires et des logements décents.
|
| 1881-1894 |
Le
service des câbles télégraphiques construit une usine à la Seyne,
ce qui nécessite des aménagements du port.
|
| 1903 |
La
première pierre du lieu emblématique des chantiers, La Bourse du
Travail, est posée sur l'actuelle avenue Gambetta.
|
|
1920
|
Mise en
service du Pont Transbordeur commandé en 1913 et conçu par les ingénieurs
des chantiers.
|
| 1946 |
Le Grand
paquebot Taylor est lancé par les chantiers navals Taylor.
|
| 1966 |
Devant la
menace de fermeture des chantiers, une grande marche est organisée de
la Seyne à Paris à laquelle prennent part, Toussaint Merle en tête,
des centaines d'ouvriers, de nombreux élus soutenus par le conseil général.
Partie de la Seyne le 3 mai, cette délégation traverse les grandes
villes françaises afin de sensibiliser la population à leurs
difficultés.
Leurs revendications sont
entendues : le 4 juin 1966, l'Assemblée Nationale vote en faveur d'un
concours financier qui permet la poursuite de l'exploitation des
chantiers de la Seyne. Les Forges et Chantiers de la Méditerranée
meurent officiellement le 1er juillet de la même année. Un administrateur
provisoire est nommé et reste en place jusqu'à la reprises des
Forges et Chantiers de la Méditerranée par les C.N.I.M.
(Constructions Navales et Industrielles de la Méditerranée).
|
| 1988 |
Cette année
là voit la fin de la construction navale et marque de ce fait la fin
de l'age d'or de la Seyne...
|
|

|
|
|
|
|