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De Six-Fours à La Seine |
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Les
premières traces de l'Homme sur notre territoire |
Elles
remontent à la Préhistoire où vivaient des petits groupes de passage.
Ceux-ci se réfugiaient dans les abris naturels de la côte et chassaient le
gibier abondant des forêts. Ils se nourrissaient aussi des ressources
maritimes de la côte. |
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Au premier
millénaire avant J-C |
Notre
territoire vit l'arrivée des premières populations sédentaires,"Les
Ligures", barbares venus de l'autre côté des Alpes.
Ces peuplades commencèrent à défricher la vallée de
Sicié jusqu'au Cap Cépet. Sicié devint un point stratégique pour ces
populations, car du sommet, elles pouvaient observer les navires venant de
la mer qui étaient souvent synonymes de menaces.
Au fils du temps, les Phéniciens, Phocéens, Étrusques,
Rhodiens ou Carthaginois vinrent installer des colonies sur ce lieu devenu une étape importante pour le commerce. |
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Au
fil du Temps |
Les
Romains firent du Brusc un haut lieu de l'Antiquité.
Ce sont eux qui baptisèrent la Région "Provencia", et qui lui
offrirent une longue stabilité, ses premiers villages et domaines. |
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Après
476 après J-C. |
L'Empire Romain n'est plus.
Arrive alors une ère hostile où nos côtes sont la proie de pirates venant d'Espagne et d'Afrique du nord. Le Moyen-âge est une
époque instable et violente. L'invasion de la région par les sarrasins obligent les populations à se réfugier dans les hauteurs. Toulon, sept fois pillée, est détruite en 910.
A la fin du XXe siècle, Guillaume 1er chassa les Sarrasins du territoire. Ces périodes
ont amené la population à vivre autour de Six-Fours, bourg féodal protégé.
En 900, six postes de garde alertent à l'aide de feux les populations des dangers imminents. |
| Au
fil des siècles, le royaume de France |
Le royaume de France se forme dans les guerres et les complots.
La population survit dans l'illettrisme, les épidémies et la famine. Durant cette époque,
l'Église catholique et romaine devient puissante. En 1156, une partie de la vallée de Sicié est cédée aux
abbés de Saint-Victor de Marseille. L'influence religieuse perdurera dans la région
jusqu'à la Révolution. |
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| En
1486 : |
Jusqu'ici
placée sous l'égide de la maison d'Anjou, la Provence se trouve rattachée
au Royaume de France.
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En
1446 :
"Expansion de Six-Fours" |
Les
premiers hameaux de Six-Fours s'avancent vers la rade de Toulon.
Certains lieux prennent le nom de grandes familles propriétaires : Beaussier,
Tortel, Daniels, Audibert...
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| 1514-1524
: |
Érection
de la Grosse Tour (Tour Royale)
sur la pointe de Pipady (Toulon).
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En
1580 :
"La Sagno" |
Sur un
territoire marécageux abrité et asséché, on construit des petits
entrepôts commerciaux et un môle
pour charger les bateaux.
Le 1er port dit " La Sagno " est né (actuelle place Martel Esprit).
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| En
1589 : |
Érection
de la Tour de Garde.
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| En
1591 : |
Construction
du 1er sanctuaire en bord de mer (Temple Chrétien).
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En
1593 :
"Expansion de la Sagno" |
Aménagement
du port et développement de véritables quartiers en périphérie. La
construction navale émerge et la Sagno peu à peu prend de
l'importance sur Six-Fours dont la population diminue.
Pour cette raison, en 1603, le Clergé construit la
chapelle de Notre Dame du Bon Voyage qui remplace le premier sanctuaire.
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En 1608 : |
Ouverture
du 1er Four à pain, rue Franchipani.
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| En
1614 : |
Ouverture
du premier cimetière près de la Chapelle.
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En 1621 : |
Création
du couvent des capucins à l'emplacement actuel des maristes.
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| En
1625-1633 : |
Édification de Notre Dame de la Garde (Notre Dame du Mai) au sommet du Cap Sicié. La Sagno compte alors 1000 habitants.
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En 1639 :
"Désir
d'indépendance" |
Ouverture
de la première halle aux poissons.
La Sagno souligne son désir d'indépendance vis à vis de Six-Fours, ce qui crée
de sérieuses discordes entre les deux communautés.
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En
1657 :
"La
Seine indépendante" |
Par
lettre patente, Louis XIV, fatigué des conflits entre ces deux
populations et conscient de l'essor indiscutable de la Sagno, donne l'indépendance
à celle-ci. La Sagno devient alors La Seine, orthographe qui pévaudra jusqu'au milieu de
XIXe siècle.
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