"Itinéraires, Mémoires, Culture :
Toulon d'hier à aujourd'hui"
Toulon, ma ville de cœur
Je suis née bien loin de Toulon. Pourtant il me semblait la connaître, le sabordage de la flotte fut tellement commenté. Lorsque j'ai quitté mon pays, j'ai pas mal bourlingué, Arles, Paris, Marseille.
Quand j'ai découvert Toulon, la ville n'était pas ce qu'elle est de nos jours. Je fus séduite par une place, le rond point de Bir Hakeim,) au centre de laquelle trônait un magnifique jardin composé uniquement de fleurs. Au hasard d'une promenade, j'ai laissé échapper "oh! comme j'aimerais habiter ici!" Rien pourtant ne me laissait prévoir que mon vœu serait exaucé, mon mari et moi-même avions un emploi stable dans la même entreprise à Marseille.
Mais le hasard fit bien les choses. Notre directeur nous fit part de son intention d'ouvrir une succursale à Toulon, aussitôt nous posâmes notre candidature. Et voilà que mon vœu se réalisait, une fois de plus je refis nos valises... Nous trouvâmes un appartement pas loin de la ville, au lieu dit Le pont de bois. Pourtant c'était la campagne, la rivière coulait, traversée par de rustiques passerelles de bois. Quel bonheur pour mes enfants qui allaient pêcher des têtards et cueillir des fleurs !
Le samedi après-midi, je prenais ma petite fille et nous allions visiter notre ville d'accueil. Nous descendions du bus aux Dames de France, allions à Chicago acheter un beignet arabe, puis nous nous dirigions vers la rue d'Alger, faisions un tour à Monoprix. Chaque fois que nous passions sur le port, elle était choquée par la statue de "Cuverville." Puis il fallait penser au retour et aux choses sérieuses. Un arrêt chez Muratore s'imposait alors pour faire le plein de délicieuses charcuteries et nous remontions le cours Lafayette pour reprendre le bus.
Cette promenade, nous l'avons faite pendant des années, voyant notre ville évoluer de mois en mois. Monoprix, Uniprix, Dames de France ont disparu ou changé de nom. Beaucoup de boutiques ont fermé, le centre ville est devenue triste, le cours a perdu peu à peu son accent. Mais pour les fêtes de fin d'année Toulon redevient un lieu enchanteur.
Rien n'est parfait en ce monde, pas plus les choses que les gens, et je dois avouer que si je n'ai pas oublié la ville où je suis née, je serais très malheureuse si je devais quitter Toulon. Au fond mes deux villes, celle de mes racines et celle de cœur, se ressemblent beaucoup, par leur ciel bleu et leur soleil, le Mistral et l'accent mis à part.
Nicole, toulonnaise de cœur depuis le 1er janvier 1965 - Café-Culture.
Ville de Culture et de Joie
Ville en perpétuel
changement : des démolitions en cours, des constructions en projet. La
vie en mouvement.
La culture et la
tradition sont bien ancrées à Toulon.
Le soleil brille
tous les jours pour ceux qui ont les yeux ouverts.
Le Mistral est le
vent qui rend fou. Il est très sec et toujours froid.
Nadia - UFCS