"Itinéraires, Mémoires, Culture :
Toulon d'hier à aujourd'hui"
Toulon, mon nouveau port d'attache
Venue du centre de la France, j'ai eu le coup de foudre pour TOULON.
En me replongeant dans mes souvenirs, je retrouve mes 18 ans. Tout d'un coup, en arrivant ici, je respirais : l'impression d'être née ailleurs par erreur ou par caprice, de me retrouver ici, de retrouver mes racines. Peut-être le sang paternel qui parlait...
Pourtant, le hasard était en cause mais aussi, je dois le reconnaître, l'odeur de l'iode, l'envie de connaître la mer, les grands espaces et la liberté qui m'ont toujours affamée.
La vie s'avançait, mon mari s'imposait, ma fille débarquait. A Toulon, c'est normal !
Puis la vie nous arrachait et me replaçait vers le nord.
8 ans plus tard, je retrouvais le sud. C'était en l'an 2000. Aujourd'hui, nous sommes le 18 octobre 2003, à nouveau me voici toulonnaise, ancrée, basée, solidement amarrée.
Merci Toulon de m'accueillir si bien !
Josette - Café-Culture
Je suis arrivé à Toulon en 1986. La ville était alors très différente. J'ai atterri dans une cité HLM, La Florane, qui était occupée par un CHRS, Centre d'Hébergement et de Réadaptation Sociale. C'était très bien.
J'avais une vue magnifique sur le mont Caume et ma propre chambre. Ce n'était pas alors rénové. Je crois que la cité datait des années 1960-1970. Je venais d'un CRPS, centre de post-cure entre Hyères et Carqueiranne, qui s'appelait Les bois Saint-Joseph sur le Mont des Oiseaux.
Je suis originaire de la région Parisienne où j'ai grandi, pour tout vous dire.
Je suis venu pour voir la mer mais à Toulon, il y a très peu d'endroit d'où on peut la contempler et en profiter. Dommage. Le soleil aussi est absent dans nos ruelles et nos maisons...
Gérard - Café-Culture
Regards d'une parisienne
La première fois, en 1964, je devais, au retour d'un séjour à la neige, voir ma sœur qui venait d'emménager à Toulon.
Nous étions en voiture et arrivions par l'est de Toulon. Nous sommes passés tout le long du port et nous nous sommes arrêtés au port tout de suite, étant impatients de voir la mer. Quelle découverte car depuis la route on ne la voyait pas. La rade était remplie de gros et nombreux bateaux gris que je n'avais vus nulle part ailleurs même pas en Normandie où j'allais souvent en bord de mer.
Je me permis d'interroger un autre badaud qui me dit que Toulon était une ville militaire et que c'était des bateaux de guerre. Des bateaux de guerre aussi nombreux en temps de paix ! Je ne comprenais pas. Il m'expliqua qu'il y avait un arsenal avec une quantité impressionnante de personnes travaillant pour l'entretien des navires et l'entraînement des personnels militaires pour être toujours prêts en temps de guerre.
Le soleil était resplendissant, les palmiers bruissaient au vent et l'image idyllique de ce paysage était entaché par ces bateaux . Je fus déçue car nous nous retrouvions encore dans une ville industrielle. Nous sommes partis chez ma sœur, nous lui racontâmes nos points de vue sur Toulon et ses bateaux hideux.
Elle nous contra en nous emmenant sur la plage du Mourillon où les plages étaient belles, la mer bleue, les palmiers et là, c'était le paradis : avec la luminosité, on se serait cru aux Antilles. Et depuis cette année là, nous sommes venus au moins une fois par an et maintenant j'y habite depuis trois ans presque continuellement, ne me lassant jamais du paysage, de la légèreté de l'air, de la ville avec ses rues piétonnes, ses magasins, ses activités culturelles, son climat le plus doux de France.
Thérèse - Café-Culture
Je suis arrivée de Serbie en février de cette année avec mon fils. Mon mari habite à Toulon. Mon pays est beau, mes amis me manquent, mais la France est formidable. Les gens y sont très gentils. J'adore les plages, la mer et le climat du sud. J'adore la langue mais je ne la parle pas bien encore. Je désire apprendre le français pour trouver du travail. En Serbie, j'étais professeur de mathématique.
Jenic - Café-Culture